Portraits de jeunes en SCI

Ici vous retrouverez tous les témoignages des jeunes en service civique international.
Paysage de Palestine

Entretien avec Quentin Leroux en Palestine

D’ou viens–tu ? De quelle origine es-tu ?

Je m’appelle Quentin Leroux, je suis Marseillais depuis que je suis arrivé en France à mes 10 ans.
Je viens d’être diplômé d’un Master en Management international et je m’apprête à partir en SCI en Palestine.

Comment t’est arrivée l’idée de faire un Service Civique et pourquoi cette mission ?

Je ne connaissais pas le SCI avant que je vois une publicité sur Youtube, cela m’a interpellé et j’étais curieux de savoir de quoi il s’agissait, donc je me suis rendu sur le site du SCI, et c’est là ou j’ai découvert « Une Terre Culturelle » ainsi que la mission en Palestine, qui est tombée parfaitement dans mes projets et dans les timing.

J’ai toujours été sensible au conflit Israélo-Palestinien et ce projet me permettra de me familiariser avec la situation en Palestine, et de les aider du mieux que je puisse.

Connais-tu le mouvement associatif ? Si oui qu’a t-il apporté dans ta vie ?

Je n’ai eu qu’une expérience de bénévole dans une association à Montevideo qui favorise l’intégration des enfants dans les quartiers les plus marginaux de la ville, et j’ai aussi été militant à Amnesty il y a 3 ans.

Cela m’a beaucoup encouragé à travailler dans le secteur social mais j’aimerais le faire à plus grande échelle à travers des ONG internationales et des OL.

Penses-tu qu’en Palestine, tu auras une belle expérience ?

Je suis sûr que cela va être intéressant et j’espère contribuer au maximum à travers l’association UAWC (l’association d’accueil).

La situation politique est très instable et c’est justement une expérience que je recherche, pour mes compétences futures.

Paysage d'Allemagne

Entretien avec Sylvain Roger en Allemagne

Bonjour Sylvain! Dis-nous d’où viens-tu?

Je viens du Limousin, je suis arrivé à Grenoble pour mes études en chimie (parcours chimie et biologie), et parallèlement à mes études j’étais impliqué dans la vie associative, avec l’association « Heureux Cyclage », pour recycler et réparer les vélos. On utilise les remorques à vélo, pour les déplacer aux jardins collectifs où on les répare, et où on leur redonne vie.

Pour moi, Grenoble est MA ville, je me retrouve et j’ai mes repères la bas, j’aime beaucoup cette ville, en plus j’habite à 5 minutes de la forêt, et j’aime beaucoup ça.

Mon objectif est de créer une vie urbaine liée au bien-être et je veux réaliser ça à Grenoble. Travailler dans le domaine du vélo me permettrait d’être en contact avec les gens, les saluer dans la rue, même si on les connait pas, contrairement aux voitures, où chacun est dans sa bulle et ne parle à personne….

Parle-nous de ton expérience professionnelle :

J’ai commencé à travailler dans l’animation en 2010. Cette expérience m’a permis d’apprendre comment gérer un groupe, et capter son attention, le démarrage, la création de dynamique du groupe…et tout cela pour apprendre à vivre ensemble.

Dernièrement, j’ai acquis des compétences dans les plantes sauvages, je me sens capable de cueillir des plantes sauvages, et de les faire manger à des enfants en toute confiance. J’ai fait cette expérience, et avec mon groupe, on a fait des soupes, des baignets, des chips, pour les enfants, et c’était une belle expérience.

Comment as-tu connu Une Terre Culturelle :

À travers le site internet http://service-civique.gouv.fr quand j’ai vu l’annonce, j’ai tout de suite pris contact avec le bureau d’UTC.

Pourquoi as-tu choisi cette mission, pourquoi l’Allemagne ?

J’ai vécu un semestre à Kanstanze en Allemagne, j’ai encore envie de créer des liens avec ce pays, de parler la langue allemande plus facilement, et surtout de connaître le système scolaire allemand. J’ai participé à deux échanges avec un collège et un lycée, l’autonomie des élèves allemands m’a beaucoup impressionné : voir un enfant de 6 ans aller seul à l’école est assez épatant pour moi.

Je veux aussi voir de près les valeurs écologiques en Allemagne.

Comment imagines-tu ton SCI ?

Je ne sais pas encore comment ça va se passer, je vais surement commencer à apprendre la langue, je ne sais combien de temps cela va me prendre. Je voudrais mettre en place des ateliers vélo le plus tôt possible.

Je pense que je serais beaucoup influencé par la rigueur des allemands, leur rigueur dans le travail, ils anticipent pour être loin du stress, et j’aimerais apprendre ça.

Je veux aussi travailler avec les parents d’élèves, les sensibiliser à l’impact négatif de la colère sur leurs enfants et leur donner les outils pour la gérer.

Ce que je peux aussi apporter aux enfants, c’est de travailler leur autonomie dans leurs activités afin de développer eux-même leurs hobbies.

On ne peut pas dire que tu n’es pas motivé Sylvain, mais est-ce que tu as aussi des craintes par rapport à ta mission et ta vie en Allemagne. C’est nouveau pour toi tout cela non ?

Je ne sais pas encore, il faut que je sois sur place pour voir, mais c’est vrai que la langue me fait un peu peur, car j’ai peur qu’elle soit une barrière de communication entre moi et les allemands.

Interview réalisée par Amina Benkara

Photo de Quentin
Quentin Leroux en Palestine

Photo de Sylvain
Sylvain Roger en Allemagne